Un impôt sur le revenu à 5 % pour tous, c’est possible ! (suite et fin)

(partie 2 et fin de l'article – 1ère partie ici )

Un impôt bas, attirera inévitablement les investisseurs, les salariés, il dynamisera l’économie nationale, il créera entreprises, emplois et croissance parce qu’on n’attrape tout simplement pas les mouches avec du vinaigre. Les politiciens le savent bien, eux qui accourent en politique pour être les premiers servis, si grassement servis !!

En outre, un impôt bas éteindra purement et simplement la fraude fiscale (il faut le même taux pour les entreprises) que la FGTB évaluaitau minimum de 20 milliards d’euros par an en 2010. (source : Trends-Le Vif "la-fraude-fiscale-se-chiffre-a-quelque-20-milliards-d-euros"). Certaines sources parlent même de 30 milliards par an. Avec un taux juste et accepté, quel gain d’argent, de temps perdu, d’énergie gaspillée et surtout, quelle sérénité retrouvée…mais, pour le comprendre, la sérénité retrouvée principalement, il faudrait déjà avoir entrepris !

Ce que l’Etat perdra de la main gauche, il le récupérera facilement de la main droite parce que, grâce à la baisse des impôts,la consommation augmentera nécessairement et l’Etat retrouvera partiellement en recettes de TVA ce qu’il avait perdu en baissant les taux d’imposition sur le revenu du travail.

Si je vous parle de cela aujourd’hui, c’est parce qu’un économiste français, Philippe Manière, évoquait l’idée d’une « flat tax à la française » dans « Le Figaro » du 24 octobre dernier.Voici la preuve que l’idée n’était ni bête, ni impraticable !

Il n’y a qu’un seul obstacle à cela, comme toujours…le dogme, l’utopie socialiste et l’acharnement stupide à nous faire prendre des vessies pour des lanternes !!

Pour justifier un impôt unique, il utilisera les mêmes arguments que les miens, ceux qui découlent simplement du bon-sens et de l’observation des faits.

Il est tout de même utile de noter que ce système de « Flat tax » a été adopté dans une quarantaine d’Etats dont 13 pays d’Europe et 5 membres de l’Union Européenne (Bulgarie, Estonie, Hongrie, Lettonie, Roumanie). La Russie l’applique aussi et même aux USA, dix Etats fédérés dont certains bastions démocrates (Massachussetts, Illinois) pratiquent l’impôt à taux unique. Alors pourquoi pas nous ?

Je suis bien obligé de le constater et de le dire, un impôt spoliateur n’est pas une nécessité économique, il est seulement un outil politique au service d’un dogme, c’est tout. Vous trouverez ici une liste des pays où l’impôt n’existe presque pas.

liste_pays_sans_impots

Cette liste ne comporte pas seulement des « pays exotiques », mais également des pays comme la Bulgarie (membre de l’UE), la Russie, l’Ukraine ou la Suisse (tiens, encore la Suisse !).A l'autre extrémité du classement, on retrouve les "enfers" fiscaux, notamment la Belgique, la Croatie et la Grèce.

En France et toujours selon l’article du Figaro, l’impôt est tellement mité par les exceptions qu’il ne rapporte que 50 milliards soit une petite partie des recettes de l’Etat, loin derrière la TVA ou la CSG. C’est au point que l’Etat encaisserait exactement  la même chose avec une flat tax à 5 % !!!!!

Oui, vous avez bien lu, les recettes fiscales seraient identiques avec une Flat tax à 5 %. Alors, il ne reste qu’une seul question : Pourquoi attendre ?

Au nom de la justice sociale (quelle justice sociale ?), même en payant sur la base d’un taux fixe, celui qui gagnera dix fois plus qu’un autre payera également dix fois plus, pourquoi le faire payer davantage, sinon par démagogie !

S’il fallait un abattement à la base, un montant exonéré d’impôts, et il le faut absolument, ce taux fixe pourrait être aménagé et atteindre 7, 8, 10 ou même 15%. A mon sens et d’après mon expérience, 15% est un seuil en dessous duquel personne ne trichera. Nous devons viser l’efficacité en dehors de toutes formes de dogmes.

D’ailleurs, selon une étude de cas menée par Martin Feldstein, en réduisant le taux frappant les  revenus élevés, on accroissait la part de l’impôt assumé par les plus riches. Or les gouvernants appliquent exactement des règles contraires.

Trop d’impôts tue l’impôt…l’expression n’est pas de moi et elle a été cent fois démontrée.

La relance se situe exactement dans une refonte totale du système dont la révision des taux d’imposition fait partie. Imaginer qu’il y a des recettes miracles ailleurs en préservant le modèle castrateur qui existe est un mythe et un mensonge absolu. Il n’y a qu’un gouvernement de bras cassés pour imaginer ça.

Le progrès collectif passe par le respect, non pas de la réussite individuelle, mais de l’individu. Or en privant arbitrairement les uns d’une part importante de leurs revenus, on ne les respecte pas parce qu’on les vole (il n’y a pas d’autres mots) et l’on ne crée, en même temps, que des assistés, de la misère, du chômage, une croissance nulle, des dettes publiques et des déficits. Tout cela est prouvé  parce que je viens de donner l’image exacte de ce qu’est devenue notre vieille Europe.

De toute façon, avec un impôt bas, tout le monde sera gagnant !

Il ne faut pas oublier non plus que nous vivons dans un monde de concurrence et d’économie de marché dont nous profitons d’ailleurs tous, même ceux qui le critiquent. Un seul exemple, en Belgique, le prix de la téléphonie mobile est tombé en chute libre en quelques années. Un véritable abonnement illimité chez BASE est ainsi passé de 120 euros à 39 euros et, à l’époque, le prix de 120 euros semblait peu de chose eu égard à l’avantage accordé. Du coup les autres opérateurs se sont alignés. Qui pourrait s’en plaindre ?

Que faudrait-il faire, fausser les marchés par des mesures idiotes (subsides, blocage ou contrôle des prix, fermer les frontières…) et limiter la concurrence ? Evidemment pas !

Les pays sont,eux-aussi, en concurrence, c’est un fait. Nous devons rester compétitifs et la manière dont l’impôt est géré fait partie d’un tout. La  mondialisation est un fait également dont on ne pourrapas s’affranchir. Or, la mode actuelle, surtout dans le monde politique, consiste à critiquer à cor et à cri une mondialisation dont on imaginera qu’elle serait coupable de tous nos malheurs. Alors, ici encore, je vais être très clair. Etre anti-mondialisation cela signifie fermer les frontières ou mettre des barrières douanières dissuasives, sinon quoi d’autre ? Mais, la balance commerciale de la Belgique (rapport entre les exportations et les importations) est TRADITIONNELLEMENT  positive, ce qui veut dire que la Belgique exporte plus qu’elle n’importe. Ce n’est pas parce que nos politiciens sont des navets de première que les belges le sont aussi, que du contraire ! Alors, allez coller des contraintes dans le jeu difficile et concurrentiel du commerce international serait non seulement parfaitement hasardeux mais également assez stupide. On ne va tout de même pas se tirer une balle dans le pied. Il fallait le savoir. Evidemment tous les pays ne sont pas dans notre cas, loin s’en faut ! Surtout ne pas  faire de bêtises dans ce domaine !!!

Les moyens de communication et le Web ont pris un essor fou. Pour quelques sous, chacun et toutes les entreprises sont en contact continu avec le monde entier. Nous ne vivons pas une révolution industrielle, nous sommes entrés dans un nouvel univers, un univers que nous n’aurions pu imaginer il y 30 ans. Le professeur Guy Millière dira même que notre univers a basculé vers une sixième dimension. Alors, plus que jamais, il faut garder son rang dans ce jeu mondial et considérer aussi quele premier capital est devenu le capital intellectuel humain. Celui-ci doit être impérativement privilégié, formé et entretenu.

Ne pas accepter ce tournant décisif pris naturellement grâce à la connaissance des hommes serait commettre une faute grave et un acte rédhibitoire. Vouloir appliquer les mesures d’un monde en voie de disparition nous ferait entrer définitivement dans le déclin.

L’avenir est devant nous, il n’est pas derrière nous. Il faut éviter les réflexes dictés par la peur et l’incompréhensionet ne pas oublier non plus que gouverner c’est d’abord une vision!

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